Les Mathématiques Shadoks

Cours de calcul

 

Quand il n'y a pas de Shadok, on dit GA et on écrit: 

Quand il y a un Shadok de plus, on dit BU et on écrit:

Quand il y a encore un Shadok, on dit ZO et on écrit:

Et quand il y en a encore un autre, on dit MEU et on écrit:

Tout le monde applaudissait très fort et trouvait ça génial sauf le Devin Plombier qui disait qu'on n'avait pas idée d'inculquer à des enfants des bêtises pareilles et que Shadoko, il fallait le condamner. Il fut très applaudi aussi. Les mathématiques, cela les intéressait, bien sûr, mais brûler le professeur, c'était intéressant aussi, faut dire. Il fut décidé à l'unanimité qu'on le laisserait parler et qu'on le brûlerait après, à la récréation.

Répétez avec moi: MEU ZO BU GA... GA BU ZO MEU.

- Et après? ricanait le Plombier.

- Si je mets un Shadok en plus, évidemment, je n'ai plus assez de mots pour les compter, alors c'est très simple: on les jette dans une poubelle, et je dis que j'ai BU poubelles. Et pour ne pas confondre avec le BU du début, je dis qu'il n'y a pas de Shadok à côté de la poubelle et j'écris BU GA. BU Shadok à côté de la poubelle: BU BU. Un autre: BU ZO. Encore un autre: BU MEU. On continue. ZO poubelles et pas de Shadok à côté: ZO GA... Etc. MEU poubelles et MEU Shadoks à côté: MEU MEU. Arrivé là, si je mets un Shadok en plus, il me faut une autre poubelle. Mais comme je n'ai plus de mots pour compter les poubelles, je m'en débarrasse en les jetant dans une grande poubelle. J'écris BU grande poubelle avec pas de petite poubelle et pas de Shadok à côté: BU GA GA. Et on continue... BU GA BU, BU GA ZO... MEU MEU ZO, MEU MEU MEU. Quand on arrive là et qu'on a trop de grandes poubelles pour pouvoir les compter, eh bien, on les met dans une super-poubelle, on écrit BU GA GA GA, et on continue. Mais le Devin Plombier criait que tout ça c'était pas clair. Qu'on allait écrire un nombre, là, sur la pancarte et que si demain les écoliers n'avaient pas trouvé combien de Shadoks ça faisait, eh bien, on le brûlerait jusqu'au bout, le professeur.

 

 

Cours de logique

 

I) Les passoires

 

On appelle passoire tout instrument sur lequel on peut définir trois sous-ensembles: l'intérieur, l'extérieur et les trous.

L'intérieur est généralement placé au dessus de l'extérieur et se compose le plus souvent de nouilles et d'eau. Les trous ne sont pas importants. En effet, une expérience simple permet de se rendre compte que l'on ne change pas notablement les qualités de l'instrument en réduisant de moitié le nombre de trous, puis en réduisant de moitié cette moitié... Etc... Etc... Et à la limite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de trous du tout.

D'où théorème: la notion de passoire est indépendante de la notion de trou et réciproquement.

On appelle passoires du premier ordre les passoires qui ne laissent passer NI les nouilles NI l'eau.

On appelle passoires du second ordre les passoires qui laissent passer ET les nouilles ET l'eau.

On appelle passoires du troisième ordre, ou passoires complexes, les passoires qui laissent passer quelquefois l'un ou l'autre et quelquefois pas. Pour qu'une passoire complexe laisse passer l'eau et pas les nouilles, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur au diamètre des nouilles.

Pour qu'une passoire complexe laisse passer les nouilles et pas l'eau, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur au diamètre de l'eau. Quand aux passoires du premier ordre qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau, il y en a de deux sortes. Les passoires qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau dans un sens ni dans l'autre

et celles qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau que dans un sens seulement.

Ces passoires là, on les appelle des casseroles. Il y a trois sortes de casseroles. Les casseroles avec la queue à droite, les casseroles avec la queue à gauche et les casseroles avec pas de queue du tout. Mais celles-là on les appelle des autobus.

Il y a trois sorte d'autobus: les autobus qui marchent à droite; les autobus qui marchent à gauche et les autobus qui ne marchent ni d'un côté ni de l'autre. Mais ceux-là, on les appelle des casseroles. Il y a trois sortes de casseroles: les casseroles...

II) Les oeufs

 

D'une façon générale, tout oeuf se compose de trois parties: L'intérieur, L'extérieur et l'entre deux.

Mais il faut savoir que l'intérieur et l'extérieur sont en réalité une seule et même chose. Quand on pond un oeuf normal, en effet, vous avez sans doute remarqué qu'il est souvent d'usage que l'intérieur se transforme petit à petit en autre chose qui varie selon les cas, mais qui dépend le plus souvent de la composition de l'extérieur. L'expérience nous prouve que si l'on a un extérieur en poule, par exemple, convenablement disposé autour d'un oeuf, l'intérieur se transforme petit à petit en extérieur. Ce qui démontre que l'intérieur est bien équivalent à l'extérieur et nous autorise à énoncer la nouvelle définition suivante, que je vous prie de noter:

Tout oeuf se compose de deux parties: l'extérieur et l'entre deux.

Mais si l'intérieur et l'extérieur sont une seule et même chose, l'entre deux évidemment ne sert plus à rien... Dans ces conditions, la seule et vraie définition à laquelle nous nous intéressons:

Tout oeuf se compose uniquement et essentiellement d'extérieur.

 

Cours de géométrie

 

L'ancienne géométrie Shadok reposait sur un postulat assez bizarre qui disait: "La ligne droite est le plus long chemin d'un point à un autre"... Et vous conviendrez que pour les voyages interstellaires ça risquait de poser des difficultés. Mais grâce à Shadoko tout cela est changé. Voyons plutôt.

 

Première partie

 

LE POINT

Définition : Le point est la plus courte distance possible entre deux lignes.

Première application: Etant donné deux lignes quelconques trouver l'endroit ou elles se coupent. Supposons qu'elles se coupent en ZO et MEU par exemple... S'il en est ainsi, d'après notre définition, la ligne ZO MEU serait un point et serait plus courte que le point BU, or ce n'est pas le cas. Donc les lignes se rencontrent en BU.

D'où théorème: Deux lignes qui se rencontrent se rencontrent toujours au même endroit. Propriété remarquable: Toute ligne prise hors d'un point ne passe pas par ce point, ou alors si elle y passe c'est vraiment par hasard.

 

Deuxièmement

 

LES POINTS PARALLELES.

On dit qu'un point est parallèle à deux autres points lorsque ce point, étant convenablement disposé,

si on le déplace d'un côté ou de l'autre, il n'est plus parallèle.

D'où le théorème: La condition suffisante pour qu'un point reste bien parallèle à deux autres points, est qu'il reste là où il est et qu'il ne bouge pas.

LA LIGNE.

On appelle ligne de premier choix, les lignes qui ne passent que par des points parallèles. On appelle lignes Shadok ou lignes encombrantes, les lignes qui passent plusieurs fois par le même point ou par plusieurs.

On appelle lignes de deuxième catégorie, les lignes qui arrivent sur un point et qui s'arrêtent.

On appelle lignes de dernière catégorie ou petites lignes les lignes qui ne passent que par un seul point.

 

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